samedi 27 septembre 2014

« L'homme écrit sur le sable. Moi ça me convient bien ainsi ; l'effacement ne me contrarie pas ; à marée descendante, je recommence. » (J. Dubuffet)





« La force de celui qui n'a pas d'ambition est phénoménale. Il n'a rien à gagner, il n'a rien à perdre. Il ne fait pas de fautes de stratégie : il n'en a pas. Il avance sans crainte, sans pression aucune. Sa motivation est liée seulement à son souci permanent de rendre sa tâche la moins lourde possible. Il n'est un danger pour personne, il n'a donc pas de prédateur (…) Il est transparent pour les autres, il peut parfois être considéré avec pitié…

Erreur fondamentale, car il sera sans doute le seul survivant. » 

(Solange de Carrère)

samedi 20 septembre 2014

« L’art de s’avancer et de parvenir, c’est l’art d’offrir sa main à qui l’on voudrait donner son pied. » (Louis de Rouvroy)



  " Ici-bas je ne suis guère saisissable car j'habite aussi bien chez les morts 
que chez ceux qui ne sont pas nés encore, un peu plus proche de la création
que de coutume, bien loin d'en être jamais assez proche."

 (Paul Klee-épitaphe)


dimanche 14 septembre 2014

« Et je te soutiens, oui, je te soutiens très fort, encore plus que ne le ferait un soutif bonnet A sur des seins qui font du C. » (S-P. Pernault-Madmoizelle)




The Listeners

"Is there anybody there?" said the Traveller,
Knocking on the moonlit door;
And his horse in the silence champed the grass
Of the forest's ferny floor;
And a bird flew up out of the turret,
Above the Traveller's head.
And he smote upon the door again a second time;
"Is there anybody there?" he said.

But no one descended to the Traveller;
No head from the leaf-fringed sill
Leaned over and looked into his grey eyes,
Where he stood perplexed and still.
But only a host of phantom listeners
That dwelt in the lone house then
Stood listening in the quiet of the moonlight
To that voice from the world of men:
Stood thronging the faint moonbeams on the dark stair,
That goes down to the empty hall,
Hearkening in an air stirred and shaken
By the lonely Traveller's call.

And he felt in his heart their strangeness,
Their stillness answering his cry,
While his horse moved, cropping the dark turf,
'Neath the starred and leafy sky;
For he suddenly smote on the door, even
Louder, and lifted his head:
"Tell them I came, and no one answered,
That I kept my word," he said.

Never the least stir made the listeners,
Though every word he spake
Fell echoing through the shadowiness of the still house
From the one man left awake:
Ay, they heard his foot upon the stirrup,
And the sound of iron on stone,
And how the silence surged softly backward,
When the plunging hoofs were gone. »

(Walter de la Mare)





mercredi 20 août 2014

vendredi 16 mai 2014

« La photographie, ce n’est rien de plus que de montrer du doigt. » (John Szarkowski)










« Ce n'est pas à toi d'expliquer les mécanismes ; c'est aux autres de les deviner et de les démonter eux-mêmes. Tu perds ta force et ton temps à faire le travail des imbéciles. […] Tu t'exténues en t'imposant, par goût de la cérébralité, des exigences qui ne tarderont pas à devenir surhumaines. Que veux-tu que cela me fasse, à moi, que tout « fond apparent représente ce que la forme n'a pas pu exprimer » ? Suis-je plus avancé maintenant que tu me l'as fait savoir ? Non, je sais une pensée de plus.
Je ne connais pas un homme de plus. […] 

 Je suis né pour aimer, pour passer dans la vie comme un étranger et pour être indifférent à ce que l'on me raconte. Rien de toi ne me laisse insensible, mais comme ton cher Gide, comme toi et comme moi-même, je ne t'estime que dans ce que tu pourrais faire. Et j'ai tort de te redire ces choses, de même que tu as tort d'expliquer d'autres choses à d'autres êtres. Tout ce que tu peux me faire comprendre, je l'ai déjà entendu dans un concert. […] Sers-toi de l'absurde comme d'un bloc de marbre. Crée des images. Elles contiennent toutes les pensées, tous les axiomes possibles, tous les aphorismes. […] 

[J'aime mieux Gide] quand il s'agenouille au hasard et ne cherche plus Dieu, se disant que Dieu est partout. Rimbaud nous bouleverse plus qu'André Breton. Pourquoi ?
Parce qu'il chante et n'apprend rien à personne. […] 

Nous raisonnons trop. Et moi je raisonne quand je te reproche de raisonner. Nous sommes des enfants pour qui le monde entier est une école.
Mais nous sommes encore trop studieux. » 


mercredi 7 mai 2014

« Commencer le lundi matin avec un méga costaud mal de crâne c’est un peu comme commencer le tour de France sans selle avec des pneus carrés. » (JeSaisPuQui)




Jury... Exams... Dossiers... Fin d'année...ouais, tout pareil en fait : 

« - Ça s'est pas mal passé...
- Sauf qu'il a fallu que je mette une tarte.
- Ah oui, quand même... Une tarte à qui ?
- Noooon mais à qui, c'est pas important à qui...
- C'est toi qui t'en aies mangé une ?
- Non, mais c'est normal, j'ai essayé de noyer Bidule là...
- Qui c'est Bidule ?
- C'est moi Bidule ! Il ma collé la tête dans le bassin !
- Ouais, j’étais rond aussi.
- Mais moi aussi j'étais rond comme une boule: ça m'a pas empêché de vous mettre une torgnole!
- En fait, j'en ai pris deux... mais j'ai cherché la merde. » 

(Kaamelott – Livre VI)